Le point de vue de l’Ordre
PRATIQUER LA MEDECINE A LA RETRAITE, A CONDITION DE RESTER COMPETENT !
Dr William Junod, conseiller national de l’Ordre
Dans la conjoncture présente, nous avons besoin de toutes les compétences médicales disponibles. Les médecins retraités désireux de poursuivre une activité médicale partielle sont donc les bienvenus. Ils peuvent rendre de grands services en cette période de démographie médicale déficitaire, et tout particulièrement sur certains créneaux : permanence des soins, remplacements, zones sous-médicalisées... Les nouvelles dispositions réglementaires autorisant le cumul retraite et activité peuvent contribuer à minimiser la crise. Mais si l’utilité sociale apparaît indubitablement, encore faut-il, pour qu’elle soit vraiment pertinente, que les retraités en question offrent toutes les garanties habituelles que les patients peuvent attendre d’un médecin. Continuer à soigner des malades impose des devoirs. À commencer par le maintien de toutes ses capacités physiques et mentales, bien sûr, mais aussi par le maintien de ses connaissances et compétences. Ce qui implique de continuer à lire, à s’informer. Autrement dit : respecter ses obligations de formation médicale continue et d’évaluation des pratiques professionnelles. Certes, lorsque l’on est en fin de carrière, avec une longue expérience derrière soi, il n’est pas toujours facile de se remettre en cause... mais c’est là une condition sine qua non. Enfin - et ce n’est pas un détail -, la poursuite d’une activité médicale, aussi minime soit-elle, impose d’être parfaitement couvert sur le plan des assurances. Ces responsabilités assumées, reconnaissons que pouvoir continuer à voir quelques patients sans pour autant être soumis au stress d’un emploi du temps surchargé constitue, pour la plupart, une formidable source de vitalité.
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